Le journal de votre torréfaction artisanale cannoise
À la fraîche
L’été a cette manière bien à lui de modifier le rythme des journées. La lumière s’étire, les gestes se posent, et l’on cherche naturellement l’ombre d’un arbre, le calme d’une terrasse ou la fraîcheur d’un verre. La saison chaude nous offre une tout autre façon d’aborder les arômes. Quand les températures montent, la dégustation s’adapte : les infusions se rafraîchissent, la café révèle de nouvelles textures, et l’extraction prend son temps.
Dans ce numéro, nous vous proposons une parenthèse estivale autour des recettes rafraichissantes, un éclairage de l’appellation “café de spécialité”, ainsi qu’une sélection de nos tout derniers arrivages.
Que vous restiez en ville ou que vous partiez quelques jours, ce journal s’emporte partout. À lire lentement, avec quelques glaçons.
Pause fraîcheur
Pas besoin d’équipements complexes pour transformer vos cafés et thés habituels en boissons rafraîchissantes. Voici trois préparations simples à réaliser chez vous.
Café frappé
Dans un shaker (ou un bocal fermé) : 1 double espresso chaud, 4 ou 5 glaçons. Secouez vivement 15 secondes. Astuce : Ajoutez une pointe d’orgeat pour le rendre plus crémeux.
Thé glacé
Infusez 30 g d’infusion dans 1 litre d’eau à température ambiante pendant 4 à 6 heures au réfrigérateur. Filtrez et servez sur glace. Astuce : Placez votre préparation la veille au soir au frigo, vous aurez votre thé glacé prêt pour la journée du lendemain.
Affogato
Placez une belle boule de glace à la vanille au fond d’un verre, puis versez immédiatement un espresso bien chaud par-dessus. Astuce : Variez les plaisirs en choissisant le parfum de glace qui vous plaît (pistache, caramel, noisette…).
Qu'est-ce qu'un café de spécialité ?
On entend de plus en plus ce terme sur les sachets ou au comptoir des salons de café. Mais derrière ce qui peut ressembler à une appellation tendance se cache une réalité très concrète, basée sur la qualité et la traçabilité.
Pour être qualifié « de spécialité », un café doit répondre à des critères stricts :
- Un grain sans défaut : À la récolte, les cerises de café sont triées à la main. Seuls les fruits mûrs à point sont conservés. Aucun grain détérioré, vert ou piqué par des insectes ne doit altérer le goût de la tasse.
- Une traçabilité totale : Contrairement aux mélanges industriels anonymes, un café de spécialité a une identité claire. On connaît son pays d’origine, sa région, souvent sa ferme ou sa coopérative, et parfois même le nom du producteur.
- Une note minimale de 80/100 : Des goûteurs professionnels certifiés (Q Graders) évaluent chaque café selon un protocole précis (arômes, corps, acidité, équilibre). Seuls les cafés atteignant une note globale supérieure à 80 sur 100 sur l’échelle de la SCA (Speciality Coffee Association) intègrent cette catégorie.
- Une torréfaction sur-mesure : Le torréfacteur n’a pas pour but de brûler le grain pour en masquer les imperfections, mais de révéler la personnalité propre à chaque terroir.
Parler de café de spécialité, ce n’est donc pas faire du snobisme. C’est simplement appliquer au café le même respect qu’au vin ou au fromage d’appellation : reconnaître le travail de la terre, du producteur et de l’artisan.
Le grain de curiosité
Le café de spécialité ne représente qu’environ 10 % de la production mondiale de café.

